Friday, September 17, 2004

Rwanda, dix ans après, la page n'est pas tournée

Grand moment d'émotion en ce mois de septembre 2004, je publie, en effet, le premier papier de mon existence! si on met de coté les brèves publiées les semaines précédentes et que je n'ai pas conservées en fichier word et la rumeur que j'aurais déjà signé un article en 2000 lors de mon stage à Marianne.
Cette page n'aurait jamais dû voir le bout de mon écriture pourtant. Au départ sont envoyés spécialement en février 2004 un photographe, Paolo Pellegrin et un journaliste pour donner naissance à un reportage commémoratif dix ans après avec donc des entretiens approfondis avec les villageois et des descriptions fournies. Mais de retour à Paris, tout passe au marbre pour cause d'embouteillage d'actualité. Et me voici donc en septembre de la même année chargée de faire une petite notice d'actualité. Evidemment, la responsabilité d'une page me confondait de peur et de plaisir...!
Retrospectivement, je suis désormais beaucoup moins enthousiaste sur ce papier. J'y vois toutes les maladresses de style et de construction et puis surtout les approximations factuelles dont me feront prendre conscience le témoignage des deux survivantes du génocide rencontrées en Pologne, Annick et Victoire.
Mais il y a un premier pas à tout!

En 1994, au Rwanda, 800 000 Tutsis ont perdu la vie dans une horrible guerre civile. Dix ans après, malgré une politique de réconciliation nationale, la page n'est pas tournée. Seule une dizaine de jugements a été rendue pour plus de 100 000 prisonniers hutus accusés de génocide.


Le massacre du camp de Gatumba, à la frontière du Burundi et de la RDC (République démocratique du Congo) où, le 13 août dernier, les rebelles burundais hutus du FNL (Front national de libération), assistés d'éléments congolais et d'extrémistes hutus rwandais, ont tué 163 réfugiés tutsis congolais d'origine rwandaise, remet sur le devant de la scène le génocide rwandais qui a coûté la vie à 800 000 Tutsis en 1994. Les événements de Gatumba, dans un Burundi qui peine à se sortir d'une guerre civile de onze ans, montrent à quel point il est délicat de mettre fin à des années de conflits ethniques, dans la région des Grands Lacs, entre Hutus, majoritaires au Burundi et au Rwanda, et Tutsis, minoritaires dans ces deux pays et en RDC. A ce titre, l'exemple du Rwanda, qui tente de panser ses plaies, aurait dû alerter la communauté internationale sur la difficulté et la fragilité d'un retour à la normale.

Officiellement, l'assassinat, le 6 avril 1994, du président hutu rwandais, Juvénal Habyarimana, met le feu aux poudres et marque le début de la tragédie rwandaise. Officieusement, elle est le résultat d'une planification, conçue par des extrémistes hutus proches du président, qui s'appuient sur une société rwandaise hiérarchisée et respectueuse de l'autorité de l'Etat, la pauvreté de la paysannerie, une propagande contre les Tutsis véhiculée par les médias en réponse à l'apparition en 1990 du mouvement rebelle tutsi FPR (Font patriotique rwandais) et la mise sur pied par les services secrets et le parti présidentiel de milices (Interahamwe). Menés par les miliciens, des milliers de paysans hutus massacrent, durant trois mois, leurs voisins tutsis jusqu'à l'arrivée au pouvoir en juillet du FPR. Entre-temps, la communauté internationale aura fermé les yeux avant de reconnaître, tardivement, en juin 1994, que ces « luttes tribales » méritent bien la dénomination de « génocide », des Tutsis ont été tués, car ils étaient nés tutsis.

Dix ans plus tard, la page n'est pas encore tournée malgré la politique de réconciliation nationale prônée par le régime de Kigali. Les souffrances de la population continuent. Les exactions reprennent en 1996, cette fois sous l'égide du FPR qui attaque les camps de réfugiés hutus (simples exécutants du génocide et organisateurs : ex-gouvernement et groupes extrémistes) en RDC afin de précipiter leur retour et de couper court à l'influence des extrémistes hutus. Le génocide détruit toujours les corps : 80 % des femmes rescapées - soit 250 000 - ont été violées, donnant naissance à plus de 5 000 « enfants de tueur », et plus de la moitié ont été infectées par le virus du sida. Le travail de deuil et de mémoire est aussi rendu difficile par la promiscuité entre bourreaux et victimes qui vivent de nouveau côte à côte, il est impossible de « criminaliser » les 2 millions de Rwandais qui ont participé au carnage.

Le pouvoir a lancé une politique de repentir

Ce huis clos entretient la méfiance entre les deux ethnies : les Tutsis craignent que les Hutus terminent le « travail » de 1994 une fois que les partis hutus seront revenus au pouvoir ; les Hutus ont peur d'un « contre génocide ». L'inégalité économique entre les Tutsis qui n'ont pas été indemnisés suite à la perte de leurs biens et leurs agresseurs qui retrouvent leurs possessions enveniment la cohabitation. Les Tutsis doivent aussi faire face aux lenteurs de la justice. Devant le nombre de prisonniers pour génocide (100 000), le pouvoir a lancé une politique de repentir. Quiconque avoue peut être éventuellement libéré, 20 000 personnes ont profité de cet élargissement en janvier 2004. Cette stratégie contribue à nourrir un négationnisme ambiant en encourageant les coupables à se défausser de leurs responsabilités sur l'Etat et l'armée, accusés de les avoir entraînés dans ce cycle de violence, tout en avouant un minimum de meurtres. Ce système, s'il favorise les meurtriers, pénalise ceux qui clament leur innocence.

Autre mesure pour lutter contre cet engorgement, les gacaca, des tribunaux locaux rétablis en 2002 et chargés de clore les dossiers d'accusation. Reste à savoir si ces tribunaux, qui statuaient jadis sur des questions de vol de bétail, sont la juridiction ad hoc. Ils doivent en effet gérer les délations intempestives et la difficulté de constituer des « jurys » impartiaux où doivent figurer, en principe, des Tutsis aux côtés des Hutus. Le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) a rencontré des difficultés similaires pour juger les organisateurs du génocide.

Après de nombreuses défaillances, il n'a rendu qu'une dizaine de jugements, la non-coopération du gouvernement rwandais, mené par le FPR qui proteste contre les poursuites lancées contre ses dirigeants, contribue à entraver sa mission. Cette incapacité à cerner clairement les responsables du génocide empêche tout pardon sincère. La réconciliation semble être une marche forcée imposée par l'Etat, on se sent « obligé de vivre ensemble ».

Thursday, September 16, 2004

Avertissement

Ici, dans ce recoin sombre du net, vous trouverez quelques traces des pattes de mouche que je m'escrime à produire quotidiennement dans l'espoir qu'un jour un quelqconque souffle de vie s'en dégagera (non parce que pour l'instant, la plupart du temps l'encephalogramme emotionel du lecteur, il doit rester plat ^__<) et qu'au fur et à mesure que s'égrènent les jours, la plume n'arrache plu à la feuille blanche des larmes d'encre, souffrances, que les mots qui me sont enfuits depuis si longtemps reviennent, qu'ils me prennent dans leurs bras et égayer mes nuits longues et solitaires, abreuvant l'esprit, désert suppliant de la moindre goutte. Les articles, que je dépose en ce lieu, ne sont en aucun cas des chefs d'oeuvre. Ce sont les moins pires de ma collection privée ;-).
Ce lieu est né d'une candidature de stage et de mon incapacité à retrouver immédiatement tous les textes que je voulais envoyer au rédacteur en chef (service société, Nouvel Observateur, [j'attends toujours la réponse même si vu ma prestation à l'oral et le nombre de place disponible 4 pour 50 demandeurs, je ne me fais pas beaucoup d'illusions!] ) pour que cet éminent confrère puisse évaluer mes aptitudes au métier.


Quelques minutes de recherche paniquée qui m'ont fait regretter amèrement de n'avoir pas archiver toutes ces feuilles volantes et documents words à la dérive avec plus de soin.

Et cet endroit est bien sur le vôtre si jamais vous voulez laisser un commentaire qu'il soit négatifs (et dieu sait que dans ce métier, elles ne sont que constructives) ou positives (sait-on jamais, peut-être un de ces papiers trouvera grâce à vos yeux!).

Ayez du bon temps ^_________________^


NB: "Lunasa" cela veut dire août en gaélique mais c'est aussi le titre d'une instrumentale du folklore irlandais (aussi connu sous le titre de "Retour à Fingal") interprétée par les Corrs au cours de leure dernière tournée "Borrowed Heaven Tour"...Son rythme douloureux et lent, quelques touches de piano comme la monotone et mélancolique mélodie des vagues qui s'échouent sur la place puis c'est le violon se joint à sa dance, longue complainte d'un coeur alanguit sous la douce chaleur de l'été, qui bat à l'unisson de la nature, chaque note pour ce pas qui résonne sur les routes puis c'est le pipeau comme le murmure poussif du vent et des mouettes , les battement réguliers du bondran, coeur silencieux et sourd, puis le retour lorsque épuisé on retrouve avec bonheur son "home sweet home"...mon coeur quelquefois tumultyeux ne manque jamais d'y trouver sa berceuse and I'm at home too...

Wednesday, September 15, 2004

Mise à jour du mois de juillet 2006

Pour une fois, je me retrouve avec une soirée tranquille et libre en face de moi et pas moyen de me motiver pour renouveller avec esprit "Stars go blue", à croire que toute chose se rapportant à une pastilla ne peuvent être que lourdes et indigestes! Alors autant concentrer ses forces créatrices dans ce lieu, simple consigne de pas et de taches d'encre sur un quai de (la) Gare.
Et puisque je peux encore me lamenter discrètement jusquà samedi: "mais pourquoi scénaristes de Lost êtes vous si cruels! Elle ne méritait pas ça....bouhhh!". J'ai beau ne pas avoir vu directement la scène en question, cela m'a complètement bloquée dans mon visionage de la saison 1 et dans mon ambition de me convertir à cette série *sigh*

Mise à jour juin 2006

Non, non contre toute apparence ce site n'est point mort! Devant l'avalanche des requêtes (en l'occurence une !) et pour marquer la fin de l'école de journalisme, je me remets dans l'idée de compléter ce site avec mes productions mais vu la vastitude de la tache, je serai bien incapable de fournir pour le moment un calendrier. Et pour vous faire patienter, je vous offre déjà une nouvelle mise en page et décoration (avec un hommage aux fictions de la BBC et de la FOX!). Les petits malins s'amuseront à trouver où est la vraie MAJ plus consistante!
Enjoy ^__^

Nb : qu'est-ce que
lunasa ?

Edit : prenant mon courage à deux mains, j'ai finalement édité quelques textes que je laisse à vos yeux. Par contre, pour une raison inconnue, cette mise à jour a provoqué une frénésie de connexions du Portugal, Taiwan et Mexique, je serai bien curieuse de découvrir le mot clé et la raison derrière cet emballement.^^ Sont-ce des blogs spameurs ???^^